
7 août 2010 - Bagnes de Mackintosh, absurdités plates d'Horta, constructions d'écoliers vindicatifs de Van de Velde, humour involontaire de Berlage batissant la Bourse comme une église, superficiel floral et orgueilleux de le faire savoir Guimard, niches asphyxiantes d'Otto Wagner, legos porcins d'Hoffmann, usines de Garnier, épiceries grattant-le-ciel des Baron Jenney des Sullivan, GAUDI, seul, et ce n'est pas parce nous partageons nos prénoms, tu m'astreins en éminent Consolateur. Tu ne pouvais naître qu'en Catalogne. Avec la modestie opiniâtre de l'apôtre, fils de chaudronnier parmi ces bourgeois dans la ligne de mire de Cravan de Bloy, à l'aube apocalyptique de ce siècle passé où s'est joué avec une pièce tronquée à pile-ou-face le destin ilotesque des peuplades occidentales, tu crus bon de faire poindre cette réalité noble qui est la raison d'être des miens, attentats. J'aime autant la main d'Eusebi Güell, ton mécène, que la main de femme qui gagne au poker. Tu appris à tes dépens que l'imprudence face aux messagers du diable que sont les tramways est sacrilège. Je n'ai pas la voix pour faire ton éloge, grand-frère.


