
à Chloris G.
Ce qui leur manque à ceux-là
C'est le désert la gâtine
Quel âge as-tu miséreux?
L'âge d'en sortir dans six ans et cinq mois
Avec ton monopole du pittoresque
Dans le labyrinthe tu m'as recueilli
Ta demeure médiocre pleure navrée l'absence de tours
De douves de pont-levis
Mais je m'agenouille
Et voici mes gants blancs un gâteau à la cannelle une bouteille de vin
Tu as changé mon néant en champs phallique
Mon errance en fief ambulant
M'accorderas-tu de jouer avec
Avec l'épée rouillée dans ce tableau de De Chirico
Où réclameras-tu d'être
Tout simplement comme sont les lisières des forêts les grèves des mers
Où d'être châtiée
Par les fessées dans la filiation des éperons aux talons des bottes révolues
Tu es le code secret pour le coffre-fort des thorax
Pour la richesse des Nations
Les météores ont emprunté ta lumière
L'or t'a défigurée
Ils t'ont fait la guerre tous les puissants du monde et leur laquais
Sans jamais parvenir à mettre à bas ton étendard
Alors sous ta férule éternelle attendons
Sans être orphelin du poignard
Attendons patiemment la munificence
La chair en fête
Les magiciens les musiciens
Un baiser unit nos bouches
et dans l'étreinte nos langues changèrent de place
et depuis nous sommes condamnés
à n'exprimer chacun que les pensées de l'autre
Les magiciens les musiciens
Un baiser unit nos bouches
et dans l'étreinte nos langues changèrent de place
et depuis nous sommes condamnés
à n'exprimer chacun que les pensées de l'autre


